« Overlord » de Julius Avery

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3,5/5


Synopsis

A la veille du débarquement, un groupe de parachutistes est largué en France occupée. Alors qu’ils luttent pour accomplir ce qui ressemble à une mission impossible, ils tombent dans un laboratoire secret dans lequel sont menées des expériences surnaturelles, aussi étranges que terrifiantes.

Critique

Bien qu’à la base « Overlord » devait être le quatrième numéro de la franchise « Cloverfield », la nouvelle production de J.J. Abrams a conservée le synopsis d’origine pour finalement se détacher de la fabrique initiale. Peut-être par crainte de réitérer une catastrophe industrielle comme celle de Netflix, ce nouveau métrage, indépendant donc, pourtant loin d’être décevant, n’en est pas pour autant surprenant…

Dans un village français en pleine Seconde Guerre Mondiale, ce nouveau métrage contextualise un récit d’aventure horrifique avec un ancrage rationnel sur des faits historiques. Débarquement américain, attaques allemandes et saut en parachute, les scènes de guerre imposent une vive atmosphère aux références non cachées de l’oeuvre de Francis Ford Coppola, « Apocalypse Now ». Un ensemble de clichés bluffants donc, et surtout, explosifs !

En plus d’avoir une occulte position dans les mémoires, « Overlord » vient renforcer la position perverse des nazis. Les faits historiques ayant déjà fait une grande partie du travail, Julius Avery ne donc fait qu’extrapoler cette vision des choses pour en faire des monstres… au sens propre.

La découverte d’un laboratoire loin d’être si anodin, croque à pleine dents dans l’intrigue. Cette entrée en matière, se voulant surprenante, se suit par la transformation accidentelle de Chase, un des militaires. Cette scène spectaculaire signe en apothéose le lancement de la deuxième partie du film.

Peut-être serait-ce l’erreur de ce métrage, mais en accouplant le contexte historique à une narration fantastique, Julius Avery a tout de même cherché à maintenir une certaine rationalité. L’imaginaire atteint donc ses limites et les monstres, se voulant plus réalistes qu’effrayants, finissent par ne surprendre que grâce à quelques sursauts désuets. « Overlord » tente alors le spectaculaire, mais évite l’audace. Dommage…

On notera l’intelligente évolution du personnage principal, Boyce, interprété par Jovan Adepo. Outsider du groupe, un tantinet peureux, il refuse de faire du mal ou même de tuer, notamment une souris. Cependant, face à la situation, Boyce tente de s’adapter et, face à ces mutations inqualifiables, un sentiment de survie émane de lui. La loi du plus fort reprend naturellement le dessus et le militaire devient à son tour, prédateur. C’est là qu’un échange prédominant de survie entre les monstres et l’être humain commence…

D’ailleurs, quel plaisir d’avoir une jeune actrice française aussi talentueuse que Mathilde Ollivier fréquenter le parquet hollywoodien… Surveillez-là, elle ne fait que commencer !

Bilan
Des belles idées qui manquent de mordant…

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