« Darkest Minds : Rébellion » de Jennifer Yuh Nelson

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2,5/5


Synopsis

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs incontrôlables, sont classés et parqués dans des camps par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuites à la recherche d’une refuge.

Critique

Voulant changer d’air, la réalisatrice des deux derniers « Kung Fu Panda » s’est laissée tenter par « Darkest Minds : Rébellion » pour sa troisième oeuvre. Un essai mitigé qui signe le retour d’un genre vu et revu, sans véritable originalité et abrasé par l’usure d’exploitation.

« Hunger Games », « Le Labyrinthe »… Les versions sont diverses et le concept connu : Utiliser un casting quasi exclusif d’enfants ou d’adolescents permet d’agripper une cible jeune. Or, la non-prise en compte des évolutions sociétales et du vieillissement des publics originels fait d’entrée de jeu de l’héritier, « Darkest Minds : Rébellion », une version tristement dépassée.

Quoi qu’il en soit, les idées de fonds ne changent pas et leur attrait sociologiques restent fructueuses. Le synopsis se positionnant sur la non-gérance des générations futures et de leurs pouvoirs, le film laisse deviner ce message implicite et dérisoire d’une société qui peine à s’adapter aux évolutions technologiques et sociologiques.

Aussi, telle une copie pâle de « La Cinquième Vague » sortie en 2016, « Darkest Minds : Rébellion » ose aborder frontalement des problèmes d’avenir avec un œil passé, notamment en parquant les mineurs dans des camps. Sûrement un pied de nez d’actualité à Donald Trump, s’en suit une classification pyramidale des enfants selon cinq codes couleurs, méthode explicitement inspirée de Maslow, un référent marketing universelle.

Gentillet, mignon, la jeunesse des personnages bloque la réalisatrice dans cette nécessité d’aller plus loin dans le spectaculaire. Ce choix discutable cloisonne le métrage dans une philosophie puérile qui pose ses limites. Par exemple, ces dons, censés être dangereux pour la société, sont constamment innocentés par l’âge des protagonistes. Pas de domination ou d’excès, cela ne leur sert donc que d’auto-défense pour survivre.

Ainsi, quelques scènes d’actions bluffantes sans rien de réellement prenant, le scénario se conforte dans des affrontements sans risques, avec une déferlante de méchants très vite, trop vite oubliés. Le spectacle n’en demeure pas moins esthétique même si l’ensemble s’en tient à une simplicité infantile, axe précis qui explique pourquoi l’épopée ne prends pas aux tripes.

« Darkest Minds : Rébellion » passe le temps, diverti mais suinte l’ultra-classique… Sans grande surprise, le final laisse une ouverture à une éventuelle suite dont on ignore si, comme beaucoup de ses prédécesseurs comme « A la croisée des mondes : La Boussole d’or », « Eragon » ou « La Cinquième Vague », elle en verra un jour la couleur…

Bilan
« Darkest Minds : Rébellion » ne se rebelle que dans le titre…

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