« Ocean’s 8 » de Gary Ross

4/5
Recommandation Coup de ♥


Synopsis

Cinq ans, huit mois, 12 jours… Et le compteur tourne toujours ! C’est le temps qu’il aura fallu à Debbie Ocean pour échafauder le plus gros braquage de sa vie. Il lui faut désormais une équipe d’expertes ! Le butin convoité est une rivière de diamants d’une valeur de 150 millions de dollars, un somptueux bijou qui sera autour du cou de la célèbre star Daphne Kruger. Un plan béton armé au millimètre près…

Critique

Telle une tendance générationnelle qui s’est imposée au cinéma hollywoodien, les reboots et autres suites en tout genre des grands classiques n’en finissent plus. « Jurassic World », « King Kong », bons nombres des classiques Disney… Alors que, malgré un faible succès, la franchise « S.O.S. Fantômes » s’était déjà brillamment prêtée à l’essai, « Ocean’s 8 » ose réitérer la réinvention féminine. Nouvelle équipe, nouveau plan, nouveau casse, tout change !

L’argument de vente évident : Le casting ! Elles sont de tous âges, d’origines différentes, d’influences artistiques diverses… Le réalisateur du premier « Hunger Games » a souhaité ratisser large. Glamour, élégance, en plus de leurs références cinématographiques passées, chacune apporte son qualificatif particulier à ce braquage de haut niveau.

Ainsi, après le rôle déluré de Bellatrix Lestrange dans la saga « Harry Potter », Helena Bonham Carter change de registre mais n’en perd pas pour autant sa déficience burlesque. Assez dérisoire également de retrouver Anne Hathaway en blogueuse et égérie de mode, elle qui a tant été réputée pour avoir servie Meryl Streep alias Miranda Priestly dans « Le Diable s’habille en Prada ».

Que les sériephiles se rassurent car eux aussi, ont droit à leur dopamine, avec une actrice complètement différente : Sarah Pulson, (American Horror Story) qui se retrouve mère de famille, professionnelle de la contrebande…

Bien que les précédents Ocean’s étaient plus brutes, plus durs, plus… mâles diront-nous, il faut avouer que cette majorité féminine apporte un souffle neuf et apaisant à la saga. Pas de haine, pas d’armes et surtout, moins de dominance masculine laissant place à une douceur naturelle, dont le charme et la séduction sont des outils de manipulation primaire.

L’objet de toutes les convoitises ? Un collier de diamants luxueux ! Ce détail peut paraître anodin mais il entretien la féminisation scénaristique à travers à un accessoire de mode exclusivement destiné aux dames. Il en va de même pour la contextualisation, notamment grâce à la préparation millimétrée du vol, le déroulé et le lieu du braquage.

Ainsi, Rosa Weil, couturière désespérée, sollicite Daphne Kluger, mannequin-star, pour intégrer un gala mondain très influent. Fini les costumes des années 2000 avec le col de chemise ouvert, bonjour les strasses et paillettes, c’est désormais en robe de soirée que nos bandits agissent dans l’ombre.

Certes, tout n’est pas parfait dans cet happy movie, et même si la chute finale qui se veut surprenante est un peu facile, voir bâclée, personne ne peut nier le fait qu’il aura passé un agréable moment. Tout se passe bien, rares sont les couacs malgré la périlleuse mission et cette abondance d’ondes positives élance une bonne humeur qui abat tous les préjugés nostalgies préalables.

Bilan
« Ocean’s 8″, l’élégance d’un casse sans éclat.

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