« Tully » de Jason Reitman

3,5/5


Synopsis

Marl, la petite quarantaine, vient d’avoir son troisième enfant. Entre son corps malmené par les grossesses qu’elle ne reconnaît plus, les nuits sans sommeil, les repas à préparer, les lessives incessantes et ses deux aînés qui ne lui laissent aucun répit, elle est au bout du rouleau.
Un soir, son frère lui propose de lui offrir comme cadeau de naissance, une nounou de nuit. D’abord réticente, elle finit par accepter. Du jour au lendemain, sa vie va changer avec l’arrivée de Tully…

Critique

Alors que Charlize Theron s’était laissée esquinter par « Mad Max : Fury Road », « Fast & Furious 8 » et « Atomic Blond », l’actrice charme revient physiquement métamorphosé avec « Tully », dans le rôle tout aussi éprouvant d’une maman au bord du gouffre.

Comme « Lady Bird » ou « Gueule d’Ange », « Tully » fait parti de ces films prosaïques, représentatif d’une tranche de la société. Ce type de métrage sociologique véhicule une attraction identificatrice, dont l’histoire est généralement simplifiée, tout en étant profondément fabuleuse !

Embaucher une nounou de nuit signifie aussi intégrer une inconnue au sein du foyer familial. Malgré les difficultés de fatigue et d’organisation, il y a au départ chez Marlo une volonté combative quant à offrir une éducation exclusive à son prochain enfant. Tantôt drôle, tantôt triste, tâches ménagères et crises de nerfs auront raison de cette Madame tout le monde qui, sous notre empathie la plus absolue, se laissera convaincre par la proposition.

Alors qu’elle se laisse longuement désirer, l’arrivée de Tully, la nounou, sonne comme un pouvoir magique. Ce personnage éponyme transforme le film en une pluie de gaieté irrésistible pour la maman en difficulté comme pour le spectateur.

Atypique, bien que certains la qualifierait de démente, Tully jouit d’une folie innocente à laquelle personne ne peut résister. Une espèce de confiance naturelle s’installe, telle une évidence, et même si des doutes persistent, fini les couches, bye-bye les petits pots, son ménage et ses petits plats édifient un remède de vie adouci pour Marlo.

Or, ce qui est savoureux dans ce métrage, c’est que la nounou ne va pas rester qu’une simple domestique de dépannage, non… Sorties, soirée télé, confidences intimes, bien que cette gouvernante de substitution devienne peu à peu quasi-indispensable, une complicité va naître entre les deux femmes. Cette abondance d’ondes positives n’est qu’appréciable mais chacun sait que la présence de la jeune femme ne durera pas… C’est sur cette ouverture que la brèche finale s’amorce.

Aussi, « Tully » apporte une vision avant-gardiste sur l’émergence d’un phénomène aux influences anglo-saxones. Encore peu connu dans nos cultures latines particulièrement conservatrices, le concept de la nounou de nuit offre une perception évolutive d’une société à venir.

Bilan
Les nostalgiques de « Desperate Housewives » apprécieront sans conteste ce film aux couleurs des péripéties de Lynette Scavo.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s