« Tout le monde debout » de Franck Dubosc

4,5/5


Synopsis

Jocelyn, homme d’affaire en pleine réussite, est un dragueur et menteur invétéré. Lassé d’être lui-même, il se retrouve malgré lui à séduire une jeune et jolie jeune femme en se faisant passer pour un handicapé. Jusqu’au jour où elle lui présente sa sœur elle-même handicapée…

Critique

Première réalisation et franche réussite, Franck Dubosc ose et s’approprie ce sujet sensible qu’est l’handicap mobile. Avec humour, romantisme et finesse, « Tout le monde debout » s’accorde, se vit, se ressent avec talent.

Mythomane absolu, Jocelyn séduit et affabule la gente féminine depuis toujours… A l’image du film « Alibi.com » qui a généralisé le genre, cette comédie romantique inédite prône la politique du mensonge. Quelques petites références malines ne manquent pas, tel le récital lyrique de « Pierre et le loup », plusieurs fois répétés en fond sonore dans le film.

En positionnant le sujet du handicap en phase primaire du scénario, le comédien parvient habilement à renouveler l’humour dans une candeur très optimiste. Sentiment de vivifiance donc, mené par une Alexandre Lamy rayonnante qui glorifie avec panache l’image des personnes invalides. L’exclusion, ils la vivent, la différence est inévitable, et c’est grâce à une concordance des dialogues que le jeu d’actrice de la jeune femme revalorise l’art de réapprendre le goût de la vie et les reconstructions qui s’en accompagnent, notamment à travers le sport, la musique, la lecture…

Ainsi, cette abondance de positivité et d’émotions s’ajuste à un renouvellement inattendu, et pourtant si nécessaire, de l’humour. Non pas salace mais grandement audacieux, le discours est propre et, grâce une forte empathie, sensibilise autour de la cause choisie.

En plus de réinventer le rire, Franck Dubosc modernise l’amour ! L’histoire romantique entre Jocelyn et Florence résulte sur une originalité réutilisant de vieux clichés brillamment revisités. Un dîner au chandelle à Prague, le marathon de New York ou encore une scène dans une piscine esthétiquement chimérique, le mythomane, pris à son propre piège, finit par faire oublier à la jeune femme son handicap le temps de ces moments d’intensité et ce, en oubliant à son tour son propre mensonge.

Une spécialité du réalisateur, on note un placement de produits discret et réussi. Nike et Reebok, le film donne même la lumière à une start-up pointue, Le Fauteuil Français.

Quoi qu’il en soit, partant d’un duo Dubosc / Lamy assez surprenant qui matche excellemment bien, Elsa Zylberstein et Gérard Darmon ajoutent, par leur présence complémentaire, une fraîcheur distinguée. Un casting diversifié donc, pour un film qui jongle entre les genres, Franck Dubosc, alias Jocelyn, finit par nous séduire nous aussi et ce, sans nous mentir !

Bilan
Une telle réussite que vous en resterez scotché à votre fauteuil !

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