« Cinquante Nuances Plus Claires » de James Foley

2/5


Synopsis

Pensant avoir laissé derrière eux les ombres du passé, les jeunes mariés Christian et Ana profitent pleinement de leur relation tortueuse et partagent une vie de luxe. Mais alors qu’Anastasia commence tout juste à s’adapter à son nouveau rôle de Madame Grey, de nouvelles menaces viennent mettre en péril leur vie commune avant même qu’elle n’ait débuté.

Critique

C’est après un premier numéro platonique que le second annonçait une conclusion tertiaire prometteuse. « Cinquante Nuances Plus Claires » porte bien son nom puisqu’il lève le voile sur un final franchement bâclé…

Un mariage parfait suivi d’une lune de miel à Paris, puis dans le Sud de la France, l’entrée en matière de ce dernier numéro retranscrit les plus gros clichés sur lesquels fantasment les adolescentes américaines. Cependant intéressant, quoi de mieux qu’user d’un tel contexte pour mettre en opposition l’image de la femme libre et impudique, défendue par la société française, face au personnage d’Ana, soumise et dévouée à Christian Grey.

Musique commerciale à gogo, cadre propre et luxueux, belles voitures, belles maisons et beaux vêtements, la cible féminine est explicitement assumée et visée de toute part dans un packaging soigneusement harmonisé. Que l’histoire soi bien ou non, peu importe, un peu de sentiments sur ce papier trop lisse, trop  parfait, suffiront à combler les besoins de romantisme attendus par ces demoiselles.

Vous me l’accorderez, la saga « Cinquante Nuances » est surtout connue pour son érotisme décomplexé. Alors que les instants sexuels n’ont fait qu’accroître dans l’avancée des deux premiers films, ce dernier opus se montre bien plus soft, laissant la place à de timides démarches davantage malsaines. A titre d’exemple, cette scène où la jeune femme se fait punir par son mari avec un vibreur dans une revendication non pas joueuse, mais purement correctrice.

Quoi qu’il en soit, même si le film peut se défendre sur son idéalisme sentimental ou la désacralisation du sexe qu’il entreprend, les promesses mises en place dans le précédent numéro tombent à l’eau. L’aspect thriller gentillet qui avait fait sortir un bon nombre de détracteurs s’envolent, les faisant tous disparaître et ce, sans aucune explication scénaristique. Seul Jack Hyde sort anecdotiquement du lot puisqu’il ne comblera que le dernier quart d’heure, acceptable pour ne pas froisser les fans venus voir le couple star.

Voilà… « Cinquante Nuances Plus Claires » clairsème, sans mauvais jeu de mots, le final d’un récit nian-nian, sans véritables fondements, clichés et typiquement capitaliste. La génération précédente se contentait de « Bridget Jones », on regrette déjà la célibataire endurcie…

Bilan
Quelle déception, quel gâchis… Effectivement, on s’est bien fait baiser !

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