« Les Tuche 3 » de Olivier Baroux

4/5


Synopsis

Jeff Tuche se rejouit de l’arrivée du TGV dans son cher village. Malheureusement, le train à grand vitesse ne fait que passer, sans s’arrêter à Bouzolles. Après avoir tenté de joindre le Président de la république en vain, Jeff ne voit qu’une seule solution pour se faire entendre : Se présenter à l’élection présidentielle. Profitant de circonstances politiques imprévisibles, Jeff Tuche et toute sa famille vont s’installer à l’Elysée pour une mission à haut risque : Gouverner la France.

Critique

1 millions d’entrées pour le premier numéro, 4 millions pour le second… A ce stade, « Les Tuche » ne sont plus une simple comédie mais un véritable phénomène de société ! Quelle évidence et quel plaisir que de revoir la famille bouzolloise dans de nouvelles aventures, toujours aussi biscornues !

Deux ans d’absence et comme une famille éloignée qu’on aime revoir occasionnellement, c’est avec joie et engouement que s’établissent les retrouvailles. Ils sont délicieux, drôles, parfois idiots et tellement nature que ce composte les rends unanimement attachants. Dans ce nouveau numéro, leur personnalité ne changent heureusement pas, mais ce sont les variantes situationnelles qui, quant à elles, évoluent. C’est ainsi que Stéphanie est toujours à la recherche du grand amour, Coin-Coin en pleine puberté et Mamie Suze, dans une crise fanatique de hard métal.

Monaco, les Etats-Unis… Un troisième voyage aurait été d’une facilité scénaristique décevante. Et c’est précisément sur ce point que la réinvention devient culte, osée et magistrale ! En pleine actualité, « Les Tuches 3 » s’approprie avec talent du thème politique. C’est sans aucune subtilité que la comédie nous rappelle qu’il est possible de rire des sujets les plus sensibles, tout en restant dans le respect d’autrui.

Ainsi, alors que le précédent opus abordait le sujet de l’homosexualité dans la simplicité, ce successeur exploite les origines et les couleurs de peau. Traiter de tels sujets de société permet, avec un humour tendre et gentil, d’installer des repères dans lesquels chacun y trouvera sa place.

En route vers l’Elysée, la famille n’en n’oublie pas pour autant ses frites, son accent et sa frugalité. Le gala du grand n’importe quoi est assumé et cette veine politicienne permet une ouverture ironique sur des sujets frontalement visés : Les emplois fictifs, l’extrême droite, l’incompétence des représentants concernés, l’écologiste braconnier, le Conseil des Ministres et même Angela Merkel y passe… A savourer ! Le passage le plus truculent reste tout de même le débat d’entre deux-tours… N’est-ce pas « Papiiin ! » ?

Tout est-il que le film exacerbe l’exagération au prix de différentes « réformes Tuche ». Extrapolée, ridicule mais imaginative, la finalité demeure positive dans une préoccupation de cohésion, du bien-être de l’autre et de la joie de vivre. Finalement… N’avons-nous pas trouvée là une véritable solution sociétale ?

Soyez honnêtes… Comment ne pas les apprécier ? Ils sont ce qu’ils sont, on les aiment comme ça et on ne veut surtout pas qu’ils changent. Le temps passe si vite que lorsque l’heure des Au Revoir arrive, on redemanderait bien une dernière barquette de frites !

Bilan
Faîtes campagne avec les Tuche, vous finirez par y adhérez et par voter pour eux… On réclame déjà la suite !

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