« Les Nouvelles Aventures de Cendrillon » de Lionel Steketee

4/5


Synopsis

C’est l’anniversaire de Julie mais elle semble être la seule à s’en souvenir… Jusqu’à ce que Marco, l’homme qu’elle aime secrètement, l’appelle et lui annonce qu’il va passer chez elle pour lui déposer son fils car la baby-sitter a eu un contretemps. Seule avec ce petit garçon, particulièrement odieux, elle décide de lui raconter l’histoire de Cendrillon… Avec quelques dérives personnelles.

Critique

Après la version à désirer mais tout de même acceptable d’Aladin avec Kev’ Adam’s, Lionel Steketee instaure les prémices d’une série « Les Nouvelles Aventures de… » en proposant un remake grossier, mais passable, de Cendrillon.

Sur le papier, il faut l’admettre, l’unique argument qui nous tire vers la salle, c’est bien le casting… Arnaud Ducret, Josiane Balasko, Didier Bourdon, Jérôme Commandeur ou encore Vincent Desagnat, autant de figures du cinéma français pouvant laisser perplexe quant à leur présence dans un tel métrage. Aussi, il est agréable d’avoir laisser les grosses parts du gâteau à des artistes encore peu connu du grand public comme Marilou Berry, Tom Leeb et Andy Cocq, révélations montantes du paysage cinématographique actuel.

Soyons honnête, en allant voir un film du genre, il ne faut pas s’attendre à explorer une finesse d’écriture. Et c’est justement sur ces principes de comédie potache assumée que la dérision grossière du conte de fée prend tout son sens. A l’instar des critiques franchement dures, la facétie respecte le cadre parodique qu’elle s’est fixé.

Il faut avouer que la mise en bouche se scinde entre empathie du personnage principal, Julie, et une piètre impression de déjà vu. Un peu comme dans le référent « Les Nouvelles Aventures d’Aladin », le narrateur raconte une histoire à un enfant. Cette position infantile nous cadre facilement auprès des dérives burlesques et aussi, dans la mise mise en abîme des collègues qui composent l’entourage du protagoniste.

Bien que les acteurs constituent une force attractive du film, le sourcilleux travail des dialogues répond aux fondements d’une sottie. Se distingue alors un brillant décalage humoristique sur des jeux de mots accessibles aux plus grands comme aux plus petits avec des délimitations que chacun puisse s’y retrouver. A titre d’exemple, Andy Cocq en marraine s’amuse de sa demeure dans le marais, une référence gay limitée à une tranche précise…

Cette version dérivée de Cendrillon n’est autre qu’une satire superflue qui se moque d’elle-même. En corrélation avec une ironie sur la beauté et la laideur, cette comédie coup de poing cherche à détruire les clichés du prince charmant et de la princesse exemplaire, existant depuis des millénaires.

Bilan
Les prémices d’une série parodique et burlesque que Cinéphilion recommande.

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