« L’un dans l’autre » de Bruno Chiche

2,5/5


Synopsis

Deux couples, Pierre et Aimé, et Eric et Pénélope, partagent tous les quatre plusieurs années d’amitié sans nuage. Seul souci, Pénélope et Pierre sont devenus amants… La situation devenant intenable, ils décident de rompre. Mais après l’ultime nuit d’amour passionnée, le sort leur joue un tour : Pierre et Pénélope se réveillent chacun dans le corps de l’autre ! C’est le début des complications…

Critique

Simplicité assurément, Bruno Chiche offre une jolie affiche à Stéphane de Groodt et Louise Bourgoin avec « L’un dans l’autre’, un mic mac doux et drôle… Un peu bric à brac.

A vrai dire, tout commence dans le titre: « L’un dans l’autre ». L’expression peut paraître anodine car tournée à la dérision dans le film mais elle découle sur une finalité charnelle… « Charnelle » qui rime avec un interdit sexuel, à l’image de la relation entre nos deux personnages, amis et amants.

De là, c’est avec un déclic surprise que le lancement du film s’opère, un petit « choc » appuyant l’assimilation de la relation. L’exacte sentiment qui en ressort sent le déjà vu, en particulier dans l’excellent « Plan de Table »… Une mini surprise de départ qui sonne comme un rebondissement pervers mais qui fait tout de même sourire.

Le concept n’est autre qu’un échange d’identité intérieur : Physiquement, rien ne change, mais leur âme respective vont être interverties.
Alors que la découverte du sort s’avère très perturbante, le temps d’adaptation auquel doivent faire face nos amants et surtout nous, spectateur, est balayé. Le sujet est à peine lancé qu’il est sans encombres pour nos protagonistes ; Or, notre raisonnement étant perdu, une perte de crédibilité désavoue l’imagination du métrage.
En revanche, le jeu de Pierre et Pénélope repose admirablement sur de la communication verbale, des expressions de la gestuelle. Un travail de fond révélateur du talent de nos compères.

S’enchaîne tous les ingrédients nécessaires à la composition d’une comédie moderne et réformistes. Situations rocambolesques, malaises comiques, le fond de l’histoire permet un panel de péripéties extensibles, le sujet de la découverte de l’autre sexe étant vaste dans son exploration.

Aussi, « L’un dans l’autre » se dispense d’un explication qui se veut inconsciemment logique quant à cet échange corporel. Qu’elle soit rationnelle ou imaginative, le film finit par oublier le contexte au point de bâcler son final, toujours sans justification…

Voilà l’exact exemple de film français qu’une production américaine reprendra pour en faire une version outre-atlantique. Il est oser d’intégrer un scénario a fortiori psychologique dans une comédie, cependant, en ne se reposant uniquement que sur les jeux d’acteurs, le fil s’effrite et la qualité aussi. Dommage.

Bilan
Sympathique, gentil, léger, seulement, d’un travail de fond à un jeu d’acteur, l’un ne va pas sans l’autre…

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