« Mon Garçon » de Christian Carion

3,5/5


Synopsis

Passionné par son métier, Julien voyage beaucoup à l’étranger. Ce manque de présence a fait exploser son couple quelques années auparavant. Lors d’une escale en France, il apprend par son ex femme que son petit garçon de sept ans a disparu au cours d’une classe verte. Julien se précipite à sa recherche et rien ne pourra l’arrêter.

Critique

Christian Carion présente « Mon Garçon », le récit d’un père de famille en plein tourbillon dans l’enlèvement de son petit… Entre colère froide et espoir macabre, le thriller reste simple dans la forme mais efficace dans le fond.

Il est intéressant de savoir que le scénario s’est établit à huit clos. En effet, ni les acteurs, ni même l’équipe technique ne connaissait l’histoire pendant le tournage ! Cette prouesse a permis d’établir une confrontation entre Mélanie Laurent et Guillaume Canet, deux personnages dans une incertitude finalement, aussi fictive que concrète. Cette mise en place complexe et audacieuse explique bons nombres de dialogues évasifs renforçant le choc de l’enlèvement.

« Jamais sans ma fille », « Mommy », le tableau (presque) habituel de la maman prête à tout est intelligemment réorienté pour laisser la place au père. A l’origine absent, Julien Perrin, interprété par Guillaume Canet, va peu peu à dominer le métrage au point d’en devenir le protagoniste central. Une litote inéxprimée…

Face à la tourmente d’un tel choc, certains auraient tendance à penser que les faits sont grossiers dans la narration. Mais la colère du père prend une ampleur si fondamentale, que la réalité nous rattrape dans un réalisme brillamment dosé. Le rythme se construit à petit pas, faisant des rares moments d’actions, une violence psychologique résonnante.

A la frontière Suisse, au cœur des montagnes et de la neige, le métrage s’inscrit dans ces petits thrillers à la française comme « Moka » et « Elle l’adore » avec Sandrine Kiberlain. En effet, le cadre spatio-temporel résulte d’un pur copier-coller. Celui-ci intègre l’oeuvre dans une glaçante efficacité équivalente à celle de ces prédécesseurs.

« Mon Garçon », un thriller à la fois poignant et paternel dont la fin ouvre un champ de réflexion pointus sur la difficile relation entre le droit et la moralité.

Bilan
Prenant, poignant, c’est bien le réalisme du récit qui refroidit le tableau.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s