« Annabelle 2 – La Création du Mal » de David F. Sandberg

4/5


Synopsis

Encore traumatisés par la mort tragique de leur petite fille, un fabricant de poupées et se femme recueillent une bonne sœur et les toutes jeunes pensionnaires d’un orphelinat dévasté. Mais ce petit monde est bientôt la cible d’Annabelle, créature du fabricant possédée par un démon…

Critique

Le retour de l’emblématique poupée maudite d' »Annabelle 2 – La Création du Mal » sonne comme un rattrapage judicieux des vestiges d’un premier numéro médiocre et piteux.

Même si les références quant aux précédents « Conjuring » se ressentent, ce nouveau métrage s’en détache intelligemment grâce à une épuration de la forme. Plus de dossiers Warren, d’investigations ou d’enregistrements, le contexte s’instaure dans une ferme isolée au cœur d’une fratrie de jeunes orphelines. Y intégrer des jeunes filles est une première et subtile réflexion qui apporte une corrélation logique avec la poupée, jouet conventionnellement féminin.

En revenant aux origines de cette malédiction, le synopsis remonte dans le temps, en pleine révolution industrielle. Ce pourquoi, démunis des équipements technologiques actuels, les personnages sont plus vulnérables et fatalement, plus exposé au danger.

Par voie de conséquence, beaucoup d’audaces dans ce film dont particulièrement trois scènes à proprement jamais vu : Dans la chambre de la petite fille décédée, laquelle Janice prend le risque de s’y rendre, des marionnettes bougent seules. Avait été déjà vu les clowns (IT), la marionnette emblématique dans SAW ou même l’ambiance circus de la saison 4 d’American Horror Story, mais le tableau pourtant simple d’un théâtre de marionnettes pour enfants n’avait jamais été exploité.

Une autre scène : Le kidnapping de Janice dans la grange. Les attaques et autres moments d’angoisses ayant généralement lieu la nuit, l’instant se déroule en pleine journée et en plein soleil. Cet innovant jeu de lumière habillement divise entre frayeur et admiration.
En plein cœur de ferme, l’environnement a aussi été exploité avec un épouvantail possédé : les images franchement bluffantes s’enchaînent au conditionnement d’une pression montante et d’un effroi incroyable.

En matière de fondements, l’histoire de la poupée réincarnée par un esprit malveillant reste une vieille recette complètement bateau mais peu importe, cette composante ne relevant que du détail, c’est bien l’adrénaline et le crescendo dans l’enchaînement des péripéties des scènes qui est important.

Bilan
« Annabelle 2 – La Création du Mal » peut être considéré comme un « Conjuring 3 » dans la logique où il entre dans la catégorie des rares films d’horreurs les plus qualitatifs de cette décennie.

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