« Atomic Blonde » de David Leitch

3/5


Synopsis

L’agent Lorraine Broughton est une des meilleurs espionne du Service de renseignement de Sa Majesté. A la fois sensuelle et sauvage, elle est prêt à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s’associe avec David Percival, chef de station local, et commence un jeu d’espions des plus meurtriers.

Critique

Après « John Wick » et « Jason Bourne : l’Héritage », David Leitch lance « Atomic Blonde », un film d’action sauvage et sensuel qui navigue grossièrement entre les lignes de ses prédécesseurs.

Le qualificatif le plus attractif du métrage est son visuel : Dès l’affiche, le style vestimentaire un cran sexy de l’actrice sous cet écriteau d’halogènes pose les bases. Photographies rétro-art, épigraphes tagués, Charlize Theron se balade non sans pudeur dans un décor allemand qui alterne froideur grisante et colorations adoucies. Savamment moderne au sein d’un contexte historique, la bande-originale soigneusement choisie accentue avec ingéniosité les influences d’un budy-movie savoureux.

L’histoire est un récit composé de flash-back relatés par l’agent secrète Lorraine Broughton. Improvisée narratrice, notre blonde missionnée va partir à la recherche d’une liste d’état tenue sous silence. Alors que le film est atomisé d’une violence maîtrisée au cours de scènes d’actions, de combats et de cascades bluffantes, l’ensemble se perd très… Trop souvent. Le fil conducteur voulant partiellement laisser le spectateur pour le rattraper ensuite, un manque de compréhension se crée et l’engrenage devient rapidement vide d’efficacité. Cette technique de copier-coller à la « Jason Bourne » demeure toujours difficile d’accroche…

Peu importe, les déçus du film pourront se raccrocher à un casting ultra glamour et really sexy, naturellement dominé, au sens propre comme au sens figuré, par Charlize Theron. L’icône féminine, toujours pleine de charme, s’accompagne de James Mc Avoy, récemment vu dans « Split », qui compense à son tour la dose sexuellement masculine. A leurs côtés, une belle surprise notable en la présence de Sofia Boutella (La Momie), ambassadrice implicite de l’Atomic Brune…

Le film n’étant pas un navet sans en être un carton pour autant, la fin était l’occasion ultime de faire de l’oeuvre une pépite surprenante… Malheureusement, c’est en tombant dans les clichés américains du patriote sympathique et du germanique méchant que la chute s’écrase de façon atomique.

Cet ensemble constitue un rattrapage visuel et sonore exceptionnel avec toutes les composantes d’un jolie tableau inerte, seulement, pardonnez-moi, mais je ne vais pas au cinéma pour voir défiler de belles images et écouter de la bonne musique.

Bilan
« Atomic Blonde » étant une copie de « Jason Bourne » au féminin, seule la plue-value esthétique du film le démarquera de son aïeul… Bien essayé.

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