« Embrasse-moi ! » de Océanerosemarie et Cyprien Vial

3,5/5


Synopsis

Océanerosemarie déborde de vie, d’amis et surtout d’ex-petits amies. Mais elle vient de rencontre Cécile, là « cette-fois-c’es-vraiment-la-bonne » femme de sa vie ! Même si elle ne lui a pas vraiment demandé son avis… Il est temps pour Océanerosemarie de grandir un peu pour réussir à la conquérir. En sera-t-elle capable ?

Critique

La référence emblématique « Amour & Turbulences » n’a qu’à bien se tenir… Après « Un Bonheur n’arrive jamais seul » et « 20 ans d’écart », « Embrasse-moi ! » poursuit avec habilité la lignée de ces comédies romantiques décomplexées à la française et dans l’ère du temps.

En abordant frontalement l’homosexualité, le film participe à ce que nous pourrions qualifier de « révolution sociétale et sexuelle » en plein essor avec un sujet lesbien ouvertement assumé. Moderne, osé, c’est entre romantisme et réalisme que va s’écrire la jolie histoire d’amour entre deux femmes : Océanerosemarie et Cécile.

« Embrasse-moi ! » ou la confrontation différentielle dont chacune représente à sa manière la banalisation du milieu gay. Océanerosemarie, garçon manqué et en pleine recherche de l’âme sœur, est amie avec toutes ses ex qui sortent et recouchent ensemble. Besoin d’un vent d’air frais, elle rencontre Alice, jeune et jolie, solitaire et ambitieuse.

Avec un casting (presque) exclusivement féminin, l’oeuvre tient l’affiche d’un renouvellement plaisant avec Michèle Laroque, et entretien l’ascension de ces talentueuses révélations en pleine expansion comme Laura Calmy, exceptionnelle dans « Ava », Alice Pol, déjà vu dans « Raid Dingue » ou Nicole Ferroni, humoriste et chroniqueuse sur France Inter.

L’écriture du récit de la comédie romantique ne sort pas des codes classiques malgré le contexte original. Du rire au larmes, la pré-fin passe par un moment de doutes et de déceptions sans surprise avec un happy end prévisible, mais bien amené tout de même.

A l’image d’un style cinématographique que Xavier Dolan a tout doucement imposé, le métrage offre trois pauses musicales qui pointe des moments clés de la relation entre les deux femmes : L’ivresse du début, l’instant de doutes et de désespoirs et le final, concrètement représentatif du titre : Simple, beau et amoureusement efficace.

Bilan
Une histoire classique au plus prêt de la réalité qui décapote par son soufflet de modernité.

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