« Loue-moi ! » de Coline Assous et Virginie Schwartz

1,5/5


Synopsis

Léa, 27 ans, n’est pas la brillante avocate qu’imaginent ses parents. En réalité, avec sa meilleure amie Bertille, elle a monté une agence proposant de « louer » leurs services pour tous types de missions. De ramasseuse de balles à fille aimante, de conseillère conjugale à belle-fille idéale, Léa jongle avec les identités. Alors que son amour de jeunesse réapparaît, elle se retrouve mêlé malgré elle à un mensonge, puis à un autre…

Critique

Alors que la promotion présageait une comédie dynamique comme ces films actuels à la thématique d’une start-up (« Rupture pour tous », « Jour J » ou « Alibi.com »), « Loue-moi » perd sa saveur au profit d’une romance sans intérêt.

Prime abord le concept : Léa et Bertille « louent » leurs services à des personnages généralement désireuses de mensonges. Si sur le papier, l’idée attise la curiosité, sur l’écran, les situations renvoient à une forte similitude quant au film de Philippe Lacheau, « Alibi.com » version féminin.

Le culte du mensonge, de l’apparence et de la superficialité sont donc de mise. Quelques jolies idées apparaissent partiellement, comme Bertille experte au jeu du « Qui-suis-je » ou ces dédoublements que visualise Léa telle une schizophrène, mais la mauvaise exploitation de ces chaînons s’effrite laissant place à une histoire d’amour plus imposante qu’elle ne le devrait.

Problème de dosage entre les genres, les principales idées sont segmentées, il faut tout de même avouer un bénéfice sur les parents de Léa, interprété par Charlotte De Turckheim et Bernard Menez. Les rares moments savoureux du film étant déjà condensés dans la bande-annonce, leur apparition sont un délice drôle et inespéré qui parvient à étancher une partie de notre déception.

Le final signe l’apothéose absolue au cours d’une scène de mise à nue physique et psychique du personnage principal, Léa. Peut-être que l’instant se voulait émouvant, mais que nenni, la séquence n’étant qu’un copier-coller cheap et raté d’une scène précise de « Desperate Housewives » où Edie Britt se déshabille devant Carlos en avouant ses sentiments véritables.

Mignon, gentil mais sans intérêt, « Loue-moi ! » laissait un espoir d’évolution dynamique qui n’est jamais arrivé. Beaucoup trop de déjà vu, d’inspirations et même de copier-coller, le métrage dispose d’un capital comique mal exploité. La scène finale ne fait qu’écraser un gâteau loin d’être fameux…

Bilan
« Loue-moi ! » : Profiter de leurs services pour que quelqu’un aille le voir à votre place…

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