« Comment j’ai rencontré mon père » de Maxime Motte

4/5


Synopsis

Dans la famille d’Enguerrand, petit garçon adopté d’origine africaine, rien n’est commun : Son papa tente de l’intégrer et sa maman quant à elle l’étouffe… Une nuit, Enguerrand croise le chemin d’un migrant, Kwabéna, à la peau noire comme la sienne. Pour lui, c’est sûr, il s’agit de son père biologique ! Il décide de l’héberger dans sa chambre, à la grande surprise de ses parents…

Critique

Alors que nous avions l’habitude de le voir dans des comédies à grosses ficelles, (Cyprien, Les Naufragés et de L’Autre Côté du Périph) Maxime Motte sort de sa boite à surprise « Comment j’ai rencontré mon père », une pépite estivale inattendue !

Dans une simplicité terriblement efficace, « Comment j’ai rencontré mon père » surfe sur le récit classique d’une comédie : Associer plusieurs histoires et différents personnages autour d’un contexte centrale avec plusieurs gags. Au rythme de musiques instrumentalisées et infantiles, les péripéties s’enchaînent avec un dynamisme et une folle naïveté égale à celle d’Enguerrand, l’enfant star du métrage.

Avec cette volonté sincère de tourner aux côtés d’un enfant, Maxime Motte parvient à diffuser un parfum de tendresse, notamment grâce à l’interprétation d’Owen Kanga, permettant d’explorer une vraie moralité familiale. Le socle parental volontairement divisé entre un papa hyperprotecteur et une maman nerveuse va progressivement se retrouver de plus en plus uni au gré de difficultés. Un message plein de valeurs, d’amour et de fraternité profonde.

L’oeuvre est explicitement recommandée aux familles et fait appel à l’inconscience dans l’éveil des enfants sur une éducation de principe : les conséquences du mensonge, la punition d’une bêtise, aider son prochain dans le besoin, l’amour d’un ou de plusieurs parents, ect…

Aussi, « Comment j’ai rencontré mon père » est un véritable vivier des messages subliminaux sociétales ;
Le premier étant sur le délicat sujet des réfugiés de guerre. Kwabéna, nigérien ayant fuit son pays, cherche de l’aide. Contrairement à « A Bras Ouverts », le film ne se concentre pas dessus, évite les caricatures haut possible et tourne le périple à la dérision.
Ensuite, le message étudié vise l’enfant noir adopté. Comment gérer le bon vouloir d’un enfant qu’est de connaître ses parents biologiques ? Sans en faire trop, ni assez, le récit aborde synthétiquement, mais brillament, la question.

Un dernier point sur le casting dont la corrélation entre les acteurs frôlent la perfection culinaire : Isabelle Carré comble avec sa fausse douceur, le stress de François-Xavier Demaison aux côtés d’Albert Delpy, papy rock’n’roll. Plus q’un trio, c’est un quatuor qui crève l’écran une fois Diouc Koma arrivé.

Bilan
Complètement inattendue, « Comment j’ai rencontré mon père » est un petit feel good movie à savourer en famille !

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