« Marie-Francine » de Valérie Lemercier

3/5


Synopsis

Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents… A 50 ans ! Infantilisée par eux, c’est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils vont lui faire tenir, qu’elle va enfin rencontrer Miguel. Sauf que Miguel est exactement dans la même situation qu’elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison… ?

Critique

Actrice mais aussi réalisatrice, Valérie Lemercier revient dans « Marie-Francine », une comédie tragi-comique dans la même veine que « Palais Royal ! ».

« Marie-Francine » ouvre le bal dès les deux premières minutes dans une posture dramatique qui fait sourire. Comment parvenir à faire rire en partant d’un tragique constat ? C’est le défi que l’écriture de ce métrage arrive à faire dans une gentillesse et une douceur qui caractérise le personnage éponyme.

Les références laissent penser à un savoureux mélange à mi-chemin entre les films « Vicky » de Denis Imbert, dans l’aspect vieille fille, et « Retour chez ma mère » d’Eric Laveine, dans celui d’une quinquagénaire contrainte de retourner au cocon familial.

Une fois les bases contextualisées, une longueur s’étend, comblée par des gags, sans vraiment savoir où l’histoire veut en venir. L’arrivée de Miguel, interprété par Patrick Timsit, signe un déclenchement qui fait basculer le film dans une nouvelle étape en parallèle à celui de la reconstruction sociale de Marie-Francine. Se dégage rapidement une empathie honnête et mélancolique, à la fois drôle et sincère.

Un casting bien choisit mais une écriture grossière des personnages secondaires fragilise tout de même le contenu. En effet, Hélène Vincent se retrouve caricaturée en maman faussement heureuse, tout comme Nadège Beausson-Diagne dont les rires forcés finissent par rapidement agacer. Ainsi, le contraste entre la lourdeur des protagonistes et le talent comique de Valérie Lemercier qui tend à dominer lui offre un quasi-monopole présentiel.

De ce fait, « Marie-Francine » est une comédie générationnelle dénonciatrice d’une société frappée par la crise où les adultes, malgré leur situation, se voit retourner chez leur parents face à des changements de vie parfois compliqués. Une belle leçon d’humilité et de simplicité.

Bilan
Tout en douceur, Valérie Lemercier impose à nouveau sa pâte avec talent.

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