« A Bras Ouverts » de Philippe de Chauveron

2/5


Synopsis

Figure de la scène littéraire et médiatique française, Jean-Etienne Fougerole est un intellectuel humaniste marié à une riche héritière déconnectée des réalité. Alors qu’il fait la promotion de son romain « A bras ouverts » dans un débat télévisé, invitant aux plus aisés à accueillir chez eux les personnes dans le besoin, son opposant le met au défi d’appliquer ce qu’il préconise dans son ouvrage. Piqué au vif, Fougerole prend au mot son adversaire…

Critique

« A Bras Ouverts » est la troisième comédie du genre selon Philippe de Chauveron. Après le succès référent de « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? » le phénomène s’essouffle au risque par moment de s’auto-caricaturer.

A peine le film commencé, la promotion avant la sortie étant conséquente, rien ne surprend vraiment… L’histoire se positionne alors sur une figure d’opposition dans la confrontation de deux contextes : Le couple politique Fougerole dans une immense demeure à proximité de Paris et une famille de Rom dans leur camp installé sous un pont. Une mise en place simple, courte et très rapide.

La comédie a une volonté dérisoire politiquement engagée, or les gags drôles du départ finissent par atteindre leurs limites à un certain seuil du métrage. La gauche bien pensante aux fausses idées du socialisme frise majoritairement le ridicule avec des répliques pouvant dérangées, voir estomaquées face à des ficelles caricaturales un poil extrême et parfois même, raciste.

Elsa Zylberstein retourne aux sources… En effet, alors qu’elle crevait l’écran en femme maniaco-hystérique dans « Plan de Table », le rôle qu’elle entreprend dans « A Bras Ouverts » n’en est que la grossière continuité.

Et c’est sans parler des Roms… Le long-métrage étant une véritable « farce » selon Philippe de Chauveron, Ary Abittan est en Babik avec sa grande famille constituée de personnages tellement grotesques que ce manque de finesse, sûrement volontaire, donne des allures théâtrales au film.

Finalement, une semaine après la sortie honteuse de « Gangsterdam », « A Bras Ouverts » surfe en dents de scie sur des clichés racistes et démago…

Bilan
A force d’utiliser les mêmes ficelles, ça s’use… La sauce « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? » faire toujours sourire mais ne surprend plus.

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