« Telle mère, telle fille » de Noémie Saglio

Cinéphilion Telle Mère Telle Fille Affiche

3,5/5


Synopsis

Inséparables, Avril et sa mère Mado ne peuvent pourtant pas être plus différentes. Avril, 30 ans, mariée, salariée et organisée à l’inverse de sa maman, éternelle ado insouciante et délurée qui vit aux crochets de sa fille depuis son divorce. Mais quand les deux femmes se retrouvent enceinte en même temps et sous le même toit, le clash est inévitable…

Critique

Noémie Saglio, visage de l’ombre à l’origine de « Connasse », nous offre « Telle mère, telle fille », une comédie légère, toujours aux côtés de Camille Cottin.

Dans une écriture dynamique et sans répit, la mère et la fille cohabitent dans un conflit générationnel contraire : Avril est devenue la maman de sa maman, Mado, une véritable adulescente dépendante de sa fille.
Ces premières bases renvoient à un « Tanguy » inversé, une situation cocasse qui semble convenir à tout le monde. Mais il faut tout de même un détail pour que tout bascule : la mère et la fille vont tomber enceinte… En même temps !

Assez inhabituel de la retrouver dans un ce type de format voué à la comédie populaire, Juliette Binoche incarne une quadrado complètement barré. T-shirt Metallica, scooter rose bonbon et chewing-gum constamment en bouche, elle boit, fume, fait la fête dans une inconscience dérisoire et incontrôlable.
Camille Cottin quant à elle, interprète Avril. Sa grossesse est le point d’encrage qui définit la chronologie du film et qui, par la même occasion, expose un talent d’artiste confirmé notamment sur deux scènes particulières : La première étant un monologue du personnage dépassé par la situation. A mourir de rire. La seconde se situe dans le cadre professionnel et expose les excès émotionnels de la grossesse. L’actrice simule des larmes de crocodiles plus vrais que nature et pas qu’une fois.

La distribution des personnages secondaires est sûrement la cerise sur le gâteau : Louis, par Michaël Dichter, joue une mari fainéant peu investi, Lambert Wilson en père divorcé rock’n’roll, Catherine Jacob incarne la belle-mère dépressive et même Olivia Côte, patronne d’Avril, parvient à être savoureuse malgré de petites apparitions. Des personnages plus haut en couleurs les uns que les autres entrelacés de traits caricaturaux, mais peu importe ça marche !

Aussi, le métrage vit au rythme constant d’une bande-son minutieusement composée de chansons populaires folk, rock, très rythmée et purement française. Un point qui offre à cette comédie délirante une dynamique sans limites.

Bilan
« Telle mère, telle fille », l’histoire rocambolesque d’un baby-boom familial avec un duo Binoche/Cottin sans filtre et plein de charme.

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