« Pris de Court » d’Emmanuelle Cuau

4/5


Synopsis

Nathalie est joaillière et vient de s’installer à Paris pour un nouveau travail et une nouvelle vie avec ses deux fils. Mais la direction de la bijouterie change soudainement d’avis et lui annonce que le poste ne sera pas pour elle. Voulant protéger ses enfants, Nathalie décide de ne rien dire. De ce mensonge vont en naître d’autres créant un engrenage infernal…

Critique

A croire que ce rôle lui va comme un gant, Virginie Efira revient (encore !) dans le rôle d’une maman célibataire, mais cette fois-ci dans un registre grave : « Pris de court ».

Nathalie Nevers a tout quittée pour un nouveau poste en plein Paris. Quelques heures à peine avant de commencer sa première journée, l’entreprise lui annonce qu’ils ne la gardent pas. Le film démarre sur cette note tragique et pourtant, ultra-réaliste qu’est la situation d’une maman monoparentale confrontée du jour au lendemain aux lois de la folle jungle urbaine.

Triste, prenant, le scénario s’étend ensuite sur de nouvelles questions et met en avant de manière progressive les deux fils, Bastien et Paul. Dans cette volonté de protéger ses enfants de son instabilité, cette mère courageuse et avant tout humaine va briser une intimité familiale dans le mensonge. Un premier glissement ouvrant la porte d’un engrenage dangereux…

En abordant les thèmes de la crise d’adolescence, du trafic de drogue et particulièrement du combat social maternel, le film renvoie par moments aux mêmes bases que l’oeuvre de Xavier Dolan, « Mommy ». Doté d’une forte empathie, « Pris de court » a ainsi une capacité exceptionnelle a puiser son essence dans les valeurs familiales que sont l’entraide et la fraternité et ce, quelque soit les circonstances.

En surfant sur les lignes d’une thriller policier, le métrage pousse à son paroxysme les capacités des émulations d’une maman en défrayant parfois la barrière de l’illégalité. Une finalité dans l’écriture similaire au film exceptionnel « Maintenant ou Jamais » avec Leïla Bethki relatant l’histoire d’une jeune mère prête à braquer une banque pour sortir sa famille de la misère moyenne.

« Pris de Court » est le titre intelligent d’un film énonciateur avec une notion de surprise négative et sans réflexion qui nage entre drame réaliste et thriller policier. En plein élan de vie, Nathalie se retrouve ainsi rattrapée par les événements dès la première scène, tout comme à la dernière…

Bilan
Simple mais brillant, le titre qui porte tout son sens résulte sur un film rempli de valeurs.

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