« Kong: Skull Island » de Jordan Vogt-Roberts

2/5


Synopsis

Un groupe d’explorateurs plus différents les uns que les autres s’aventurent au cœur d’une île inconnue du Pacifique aussi désireuse que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

Critique

Après quatre « King Kong » magistraux qui ont chacun à leur manière marqué les générations, Warner s’empare du concept et nous sort « Kong: Skull Island ». Une réussite complète dans l’art de massacrer un classique.

Après dix minutes de démarrage, les choses sont claires et posées même si complètement tirées par les cheveux : Un groupe d’explorateurs souhaitent partir sur une île inconnue entouré de forces armées mais ils vont rapidement être confronter à King Kong, plus grand, plus imposant, plus effrayant. Ainsi, l’anticipation du récit est tellement prévisible qu’elle en ait rapidement lassante. Un humour noir brillant est là pour soutenir le sujet mais pas que…

Les effets spéciaux et l’imagination relative aux monstres de l’île du Crâne relèvent par moment des quelques idées de génies. Un lézard immense, une araignée géante, les oiseaux rappelle franchement Jurassik World… Hélas, ces instants se compte sur les doigts d’une main. Un petit clin d’œil tout de même sur cet affrontement avec un effrayant lézard géant en plein brouillard.
Aussi, l’affrontement du début avec le Kong qui sacre le film rappelle de nombreuses inspirations de l’oeuvre des années 70 « Apocalypse Now » qu’il s’agisse des images, comme de la bande originale.

Malgré une superbe distribution, le casting demeure mal exploité et s’installe dans les profondeurs de la caricature américaine : Un maghrébin qui ne vas pas faire long feu, une femelle blonde svelte, un adolescent vif et un Tom Hiddelston qui n’a d’autres choix que de montrer ses biceps pour divertir le spectateur d’un échec cuisant. A peine l’aventure commencée que les pronostics sur lesquels d’entre eux survivront sont déjà établis. Fort dommage même si Samuel L. Jackson, John Goodman et particulièrement John C. Reilly tiennent l’affiche.

En voulant s’aligner aux surproduction des studios Marvel, Warner a finit par entreprendre la même politique de production laissant le scénario à l’abandon au profit d’effets spéciaux oui, exceptionnels mais sans fond. Le dernier « Tarzan » était très réussi, « Kong: Skull Island » quant à lui, finit par raisonner comme un échec aussi titanesque que la taille de son singe. Se consoler avec l’oeuvre de 2005 sera la dernière solution en attendant le prochain navet qui risque de nous faire confronter Tarzan, Godzilla et King Kong…

Bilan
Raté ou pas, Warner s’en tape, ils ont déjà rentabilisé le film… Pour préparer « King Kong vs Godzilla » en 2020. [Image ci-dessous]

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