« LION » de Garth Davis

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4,5/5


Synopsis

Une incroyable histoire vraie : A 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Il est recueilli un peu plus tard par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, australien d’excellence, il pense toujours à sa famille. Mais peut-on imaginer retrouver une famille dans un pays d’un milliard d’habitants avec seulement de vagues souvenirs ?

Critique

Nommé aux Oscars, « LION » est synonyme d’une continuité significative relative à « Slumdog Millionnaire » avec le retour de Dev Patel. Mêmes références culturelles, ce nouveau biopic déjà légendaire explore les profondeurs de l’Inde à travers la belle histoire vraie de Saroo.

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Encore enfant, ce dernier se perd dans l’immensité de l’Inde. Entre fuites et débrouilles, cette première partie du film s’inscrit dans ces rares moments cinématographiques dans lesquels le septième art prend tout son sens.
Dans un aspect américanisé dramaturge, le périple s’inspire de l’univers Bollywoodien résultant sur une qualité d’écriture exceptionnelle. Ainsi, la route de Saroo se narre de péripéties pleines d’empathie et d’innocence face à une cruauté profitable qui dénonce une pauvreté dominante en Inde : Les trafics d’enfants, l’esclavage, le travail des femmes dans les mines, l’analphabétisme, ect… Voilà à quoi se retrouve confronter notre personnage sans même le savoir.
Des situations qui prennent au cœur, font réfléchir et une réalité frappante dont les mots ne suffisent pas tellement le sujet à été brillamment étudié.

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La transition avec la deuxième partie est clairement nette : Dev Patel apparaît sortant de l’eau comme une renaissance passant de l’Inde à l’Australie, d’enfant à adulte.

L’oeuvre frise objectivement la perfection jusqu’à ce que les recherches de Saroo à propos de sa famille perdue ralentissent sans résultats. L’incertitude finit par perdre son contrôle sur le long-métrage et se comble dans un fort creux émotionnel. La tristesse atteint un paroxysme avec une Nicole Kidman très talentueuse va sans dire mais plus dépressive que jamais et un Dev Patel sans issue. Un sentiment de déception se manifeste…

Mais fort heureusement, le final est une explosion d’humanité découlant sur le bilan d’une magnifique épopée.

Bilan
Un beau chef d’oeuvre largement méritant pour l’Oscar du Meilleur Film.

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