« L’Ascension » de Ludovic Bernard

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4/5


Synopsis

« Pour toi, je pourrais gravir l’Everest ! »
Nadia ne croyant pas beaucoup à ses belles paroles, Samy aurait mieux fait de se taire… Par amour, il quitte sa cité HLM et part gravir le Toit du monde. Un départ qui fait vibrer ses copain au départ, puis le département 93 et cet engouement va s’étendre sur la France entière. A la clé, un message d’espoir : A chacun d’inventer son avenir puisque tout est possible.

Critique

Inspiré de l’oeuvre de Nadir Dendoune « Un tocard sur le toit du monde », « L’Ascension » était annoncé comme une comédie familiale. Finalement, le long-métrage créé la surprise et va bien au-delà de ses promesses.
Pas de mise en contexte, le film entre de suite dans le vif du sujet en partant à l’aventure direction Katmandou. Une brève rétrospective permet d’une manière courte mais incroyablement efficace de présenter les personnages et la motivation première qui pousse Samy à vouloir gravir l’Everest.

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Le récit ne se limite pas qu’à une comédie du genre et réussi à franchir les barrières du rire en se conjuguant entre aventure, romance et émotions.
Au cours de son épopée, Samy va se faire surprendre dans tous les sens du terme par une culture qui lui est inconnue : De sa rencontre avec les yaks sauvages, de ces hommes qui montent et descendent la montagne chaque jour avec des marchandises conséquentes et ce sans véhicules jusqu’à une scène poignante d’ouvriers ramenant leurs collègues décédés, le personnage va non seulement dépasser ses limites physiques mais nous offrir par la même occasion une claque culturelle. C’est à travers ses yeux que Samy nous offre une vision humanitaire emprunt à la découverte.

Pas de méchant, ni d’intrigue, chaque personnage dégage des ondes positives à sa manière dans un élan d’air frais qu’Ahmed Sylla porte brillamment pour un premier rôle. Une réussite étonnante dont le titre du long-métrage pourrait presque être éponyme pour l’artiste.

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De l’amour et de l’amitié, « L’Ascension » présente Alice Belaïdi dont on ne se lasse plus mais aussi « Johnny », un personnage attachant qui à son importance dans le périple de Samy. Une fraternité va ainsi naître entre eux autour d’une confrontation culturelle pleine de complicité et de découverte.

Le final conclut le film sur une satisfaction incroyable dont l’ultra-positivité accumulée explose dans une vive émotion et une immense fierté.

Bilan
Drôle, frais, humain et émouvant, voilà une agréable surprise déjà incontournable.

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