« The Last Face » de Sean Penn

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1,5/5


Synopsis

Au Libéria, pays d’Afrique ravagé par la guerre, le docteur Miguel Leon, médecin humanitaire, et le docteur Wren Petersen, directrice d’une ONG, tombent passionnément amoureux l’un de l’autre. S’ils sont tous les deux engagés corps et âme dans leur mission, ils n’en sont pas moins profondément divisés sur les politiques à adopter pour tenter de régler le conflit qui fait rage.

Critique

Le milieu du cinéma a souvent vibré face aux oeuvres sensationnelles de Sean Penn : le long métrage sur le 11 septembre, « Crossing Guard » et pour le plus connu d’entre eux « Into the Wild ». Nommé à Cannes et très attendu, « The Last Face » est sans conteste un gros échec.

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Au sein d’une guerre entre les rebelles qui massacrent le pays et ses citoyens, le film reste bien ficelé quant à la dénonciation du quotidien des médecins humanitaires. Choquant, gore, même si ce n’est pas toujours agréable à voir, les clichés sont malheureusement frappés par un réalisme insoutenable : La difficulté de pratiquer la médecine dans des conditions précaires, brûler et débarrasser les corps en masse malgré l’odeur, le choix d’euthanasier un patient irréversible, le risque d’attraper le sida. Un sujet d’actualité dont nous parlons peu et très bien exposé. Malheureusement, ce sont ces rares moments que nous savourons d’un point de vue instructif.

Nombreux sont les films nous faisant revivre un événement historique autour d’une histoire d’amour, comme « Pearl Harbor », « Australia » ou « Colonia ». Sean Penn tente de faire de même mais il plonge à pied joint dans un désordre non-organisé ne parvenant plus à distinguer le point historique et la romance entre nos deux protagonistes.

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C’est ainsi que le récit s’efface dans une incompréhension presque indécente. L’aspect dramaturge prend fortement le dessus au point qu’une fois les premières larmes tirées, la compassion voulue en devient caricatural et l’empathie, lassante.
Plutôt en colère face à un tel gâchis, il faut avouer que l’idée était franchement belle, bien amenée et en plus, avec un casting franco-américain assez brillant. Grosse déception.

Bilan
« The Last Face » ou l’art de faire d’une oeuvre, la victime d’elle-même.

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