« Dalida » de Lisa Azuelos

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5/5 !


Synopsis

De sa naissance au Caire en 1933 à son Olympia en 1956, de son mariage avec le patron de la radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de Gigi l’Amoroso en 1974, Dalida est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire…

Critique

« Comme t’y es belle », « L.O.L. » ou encore « Une rencontre », Lisa Azuelos a marquée les générations avec sa pâte pour aujourd’hui signer le meilleur film de sa carrière : Plus qu’un long-métrage, « Dalida » est un événement de ce début d’année 2017. Catégorisé comme un biopic, à peine sortie que l’oeuvre en est déjà un classique du genre.

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Les événements majeurs de la star sont tous traités (sans exceptions) et suivent une écriture logique qui les retracent point par point. Ainsi, aucune pudeur quant au personnage de Dalida, aucuns artifices, son intimité nous imprègne et parfois, nous surprend.
Il a toujours été affirmé que la star égyptienne chantait sa vie et l’écriture reprend finement ce mythe. En effet, chaque moment clé est ainsi superposé à la chanson concernée. Avec un profond respect, ce détail transforme les difficultés de la star en des instants de recueillements solennels. Peut-être de faux airs de comédie musicale me direz-vous, peu importe, le fond enjolive la forme dans une beauté artistique accusée d’une profonde mélancolie.

Impossible de parler de ce film sans évoquer la scène magistrale de l’interprétation « Je suis malade » à l’Olympia. Bouleversant, poignant, emprisonnant, l’embarquement est un melting-pot composé du jeu d’actrice, du talent de l’artiste et de la manière non pas dont elle chante, mais dont elle vit la chanson. Une explosion de sentiments puisée dans des douleurs de vie exprimés avec grâce et sincérité.

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A bat les idées reçues d’imitations, Sveva Alviti ne se limite pas à réinterpréter Dalida mais va au-delà et la réincarne en lui rendant véritablement la vie le temps du long-métrage. Un jeu de rôle stupéfiant dont le fil de la fiction se confond dans une ressemblance honnêtement troublante.
On note le bref hommage à Claude François, ami proche de Dalida, par une première écoute de son titre « Belle Belle Belle », puis par la petite apparition de l’acteur Jérémie Renier, ambassadeur du film « Cloclo ».

Personne ne peut être déçu : La biographie de Dalida est respectée, ses meilleures chansons y sont interprétés, le casting est étoilé et Sveva Alviti ne dispose pas d’assez d’adjectifs pour définir ses qualités d’actrice ! Tout y est. Quant à son retour, Lisa Azuelos s’est fait désiré mais cela en valait la peine ! Elle prouve une nouvelle fois que l’équipe qui la suit peut vanter un travail de renouvellement artistique en tout genre et un effort de production sans complexe.

Bilan
Beau à voir, à entendre, à ressentir, à vivre… Déjà emblématique, « Dalida » instaure l’artiste éponyme comme une légende. Bravo.

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