« Primaire » d’Hélène Angel

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4/5


Synopsis

Florence est une professeure des écoles dévouée à ses élèves. Quand elle rencontre le petit Sacha, un enfant en difficulté, elle va tout faire pour le sauver, quitte à délaisser sa vie de mère, de femme et même remettre en cause sa vocation. Florance va réaliser peu à peu qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre…

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Critique

Porté par Sara Forestier, « Primaire » essaie d’explorer avec grande finesse toutes ces minorités qui compose le quotidien de nos professeurs : les illettrés, les handicapés, l’autorité naturelle, l’apprentissage, mettre les enfants face à leurs responsabilités, la difficulté d’enseigner très bien démontrer d’ailleurs par le personnage de Laure, une stagiaire emprunt aux doutes… Autant de points élémentaires qui posent le contexte d’un hommage cinématographique au plus beau métier du monde. Un métier clairement confronté à ce qu’est et ce que va devenir le pays.

C’est ainsi qu’Hélène Angel signe LE film politiquement engagé de cette rentrée 2017. Avec des messages clairs et distincts sans arrondis, « Primaire » vise ouvertement nos politiques. Plusieurs scènes aux répliques cinglantes traduisent cette dénonciation, notamment sur la réforme de l’orthographe, sur cette spécialité française à harmoniser les mots ou encore cette phrase discrète mais bien placée qui cite que l’école prépare à la vie et « ceux qui réussissent deviendront des prédateurs, les autres des consommateurs. »

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Dans le synopsis, le spectateur aurait tendance à croire que Sacha va faire parti intégrante de l’intrigue, mais cette promesse n’est qu’une des péripéties de Madame Mautret. L’histoire n’est qu’un élément du scénario qui dénote l’aspect maternel et humaniste des institutrices.
Le passage de l’inspecteur académique est une des scènes marquantes du film. En effet, le temps s’arrête d’un coup et Sara Forestier gère un monologue solennel à l’égard du quotidien des instituteurs. Pourquoi font-ils ce métier ? Quels sont leurs convictions ? Avec une tenue sobre et deux plans caméras au tableau presque religieux, elle adresse cette déclaration à ses élèves et apporte un fort message sur l’apprentissage.
En plus d’être un vivier sociologique, le long-métrage est empli de curiosité, d’espoir, et de courage. Des qualités propres qui expose cette facilité dont dispose les enfants à affronter les épreuves de la vie, parfois mieux que leurs parents, dû à une insouciance des enjeux.

Par moment, le récit s’écarte un peu trop du l’aspect scolaire pour pénétrer dans la vie privée et sentimentale de Florence Mautret. Un écart risqué dispensable et pourtant maîtrisé offrant une vision intime à la vie quotidienne du personnage central. Il y en aurait énormément à dire sur cet oeuvre amazone de messages mais une vraie leçon domine le tout : A l’école ou pas, il n’y a pas d’âge pour apprendre.

Bilan
Politiquement engagé, volontairement dénonciateur, « Primaire » est un hommage réalistement combatif  au plus beau métier du monde.

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