« Moi, Daniel Blake » de Ken Loach

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5/5 !


Synopsis

Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais honnête de 59 ans se retrouve contraint de faire appel à l’aide sociale suite à des problèmes cardiaques. Bien que son médecin lui interdit d’exercer, il se voit signifier l’obligation de retrouver un emploi sous peine de coupure d’allocation. Au cours de ses rendez-vous au « job center », Daniel croise Katie, mère monoparentale de deux enfants contrainte d’accepter un logement à 450 km de ses origines pour ne pas être en foyer d’accueil. Pris tous deux dans les filets administratifs injustes de leur nation, Daniel et Katie vont tenter de s’aider…

Critique

« La société est bâtie sur le conflit. » C’est dans cette volonté de dénonciation du système anglais que Ken Loach a conçu « Moi, Daniel Blake ».

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Pas d’artifices ni d’extravagance, c’est dans la simplicité et l’humanité que l’histoire de ces oubliés de la société anglo-saxonne explose et  prend part à cette terrible situation sociale où émergent amitié et solidarité. Un bouleversant message qui présente une pauvreté vouée à la débrouillardise pour pouvoir manger, s’habiller, vivre, ect… Daniel Blake est un battant. Il se lie d’amitié à Katie, une mère mono-parentale qui va subir la faim et la prostitution au dépend de ses enfants. Quelques autres personnages montrent des situations similaires comme son voisin, une jeune afro-britannique, qui vend des chaussures de marque au marché noir. Des passages nous révolte, d’autres nous fracasse, certains rappellent des galères vécues…

Il y a une scène poignante où Katie, souffrant de famine, craque dans une banque alimentaire. Colère, tristesse, quelque fois un sourire dérisoire s’échappe, l’oeuvre a un effet de résonance sur notre réflexion après le visionnage. Une incroyable mise en lumière à ces populations étouffés dans la souffrance et le silence.

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Le film relate le combat courageux et digne d’un homme qui se termine avec ces mots amplement significatifs d’un manque de considération « Je suis un citoyen, je suis un homme. » Poignant. Bouleversant. Fracassant. Percutant. Sidérant.

Bilan
Ce n’est pas simplement regarder un film. C’est vivre avec une grande claque un fait de société poignant.

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