« La Couleur de la Victoire » de Stephen Hopkins

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5/5


Synopsis

Dans les années 30, Jesse Owens, jeune afro-américain issu du milieu populaire, se prépare à concourir aux Jeux d’été de 1936 à Berlin. Cependant, alors qu’Owens lutte dans sa vie personnelle contre le racisme ambiant, les Etats-Unis ne sont pas encore certains de participer à ces Jeux, organisés en Allemagne nazie. Le débat est vif entre le président du Comité Olympique et d’autres grands acteurs politiques. Pourtant, la vololonté de Jesse à se lancer dans la compétition est plus que déterminée…

Race: La Couleur de la victoire (2016)

Critique

Le jeu de mots du titre énonce bien explicitement le synopsis principal du film : Le combat d’un jeune afro-américain sportif participant aux Jeux Olympiques de Berlin sous la dictature allemande. Le cinéma a laissé beaucoup de séquelles craintives sur ce type de d’œuvres comme « Seul contre tous » avec Will Smith ou « Elvis & Nixon » dernièrement, décevants puisqu’ils étaient construit sur la longueur. Mais l’aspect sportif étant représenté par « Eddie The Eagle » ou « Invictus » entre autre, le film était attendu avec septicité et division.

Dès les premières secondes du long-métrage, la bande originale et la présentation du personnage Jesse Owens rassure le spectateur sur le rythme du métrage. L’athlète découvre à ses dépends la défiance d’une Amérique raciste et la domination d’une dictature allemande. Certaines scènes peuvent paraître choquantes mais c’est cette vision outrancière qu’est réalistement reconstituée. Le récit ne se limite pas qu’à l’exploit de l’athlète mais exploite aussi les protagonistes qui ont agit autour de l’événement dans un combat libéral au sein même de la dictature allemande.
Leni Riefenstahl, brillamment interprétée par Carice Van Houten, est une camerwoman allemande dont sa prise de position vise à conserver la liberté d’expression court-circuitée par le gouvernement. Aussi, Jeremiah Mahoney, le président du Comité Olympique des Etats-Unis de 1936, s’est durement battu pour participer à l’événement et y faire concourir tous types de sportifs à l’encontre du racisme européen omniprésent. Des clins d’œils en hommage à des acteurs de l’ombre courageux et déterminés. Il est tout aussi intéressant de remarquer les précautions prises quant à l’interprétation d’Adolf Hitler, transparent.

Un biopic majestueusement travaillé notamment dû à l’interprétation de scènes bien pensées sur la technique. A titre d’exemple, les plans caméras de la première course olympique nous intègre complètement à l’intérieur du personnage principal lors de sa découverte du stade, du stress contenu avant de performer et de la pression nazi. C’est pourquoi, « La Couleur de la Victoire » nous embarque dans un tourbillon de justice et de victoire qui met en avant tous les acteurs et les composantes de ce combat historique.

Bilan
En 2009, « Invictus » fracassait les salles. « La Couleur de la Victoire » s’aligne sur un nouveau fait historiquement sensible. Brillant.

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